La précarité, une affaire de femmes

Comme le résume l’Îlot, une association bruxelloise d’aide aux sans-abris, l’homme le plus pauvre de Belgique est une femme. En Belgique, 70 % des personnes pauvres sont des femmes. Les familles monoparentales, souvent dirigées par des femmes, vivent avec un risque de pauvreté de 41 %.

Journée internationale des femmes, 8 mars (ONU Femmes)
© Claudia Montes for UN Women, 2026

Temps partiels subis, métiers sous-valorisés, retraites plus faibles, charge de travail domestique disproportionnée… Ce sont autant de facteurs qui maintiennent de nombreuses femmes dans la dépendance économique et les exposent davantage à la précarité, au mal-logement et au sans-abrisme.

Les enfants subissent de plein fouet les conséquences de la pauvreté des femmes. En 2023, un rapport publié par la Fondation Roi Baudouin pointait d’ailleurs le risque de déprivation matérielle supplémentaire des enfants de parents séparés qui vivent essentiellement ou exclusivement avec leur mère. Selon ce rapport, la vulnérabilité de ces mères isolées s’explique par différents facteurs : 80 % de ces mamans travaillent à temps partiel, sont au chômage ou inactives. Leurs revenus sont donc plus faibles, alors que les coûts liés à l’organisation familiale et à la prise en charge des enfants sont plus élevés.

Plus d’informations sur le site de l’Îlot, 6 mars 2025, ou dans la présentation du rapport sur la déprivation des enfants (octobre 2023).